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Pourquoi partager ses documents ?

Bien entendu, concernant le partage de ses documents, l’auteur reste le seul décisionnaire. Soulignons cependant que ce partage est une des notions fondamentales et unique de l’atelier Icare.

Chaque auteur·e en profite qui peut, en arrivant sur une étape quelconque, consulter le travail de tou·te·s les auteur·e·s qui sont passé·e·s avant lui ou elle sur le même exercice ou le même document de travail.

On le sait, deux raisons principales peuvent freiner certain·e·s auteur·e·s :

Si ces raisons sont humainement compréhensibles, il n’en reste pas moins qu’elles ne tiennent pas, au sein de l’atelier.

Pour la première, quelle que soit la qualité du document, il peut être riche d’intérêt. Je dirais même que plus le document pose de problèmes et plus il est riche d’enseignement pour le lecteur. C’est une juste inversion des choses : les documents les plus intéressants sont souvent les moins réussis, ceux dont l’auteur·e· pourrait avoir le plus honte.

Mais surtout, que l’icarien·ne qui serait capable de jeter l’oprobre sur le travail d’un·e autre apprenti·e-auteur·e jette la première pierre… À l’atelier Icare, on ne se permet pas de juger, on est là pour travailler, apprendre, se perfectionner, grandir. Et c’est la bienveillance qui doit habiter chaque regard.

Pour ce qui est de la seconde raison, le plagiat, d’abord, il faut souligner que seul·e·s les auteur·e·s de l’atelier peuvent consulter ces documents, donc la source du plagiat, si elle pouvait exister, serait vite découverte.

Mais il faut surtout comprendre que le fait même de déposer ses documents à l’atelier, le fait même qu’ils soient lus par d’autres auteur·e·s, constitue en soit un élément de preuve de l’antériorité du travail (contrairement à ce que l’on peut imaginer, la plus difficile, dans un procès pour plagiat, est de prouver que le plagieur a pu être en contact avec l’œuvre plagiée — c’est sur cette pierre d’achoppement que la plupart des procès se perdent).

Donc, paradoxalement, le fait de partager vos documents peut justement être une source de garantie de leur “protection”.

Mais encore une fois, bien sûr, l’auteur·e — vous — reste en dernier recours le seul maitre du choix de partage !

La multiplication des savoirs

Pourquoi partager ses documents ?… Tout simplement parce que si vous avez un savoir et que vous le partagez avec dix autres personnes qui en ont un aussi et qui acceptent, comme vous, de le partager, chacune de ces personnes, vous comprise, se trouve alors en possession de 11 savoirs. 1 savoir possédé et 10 savoir obtenus, le calcul du gain est simple.

Phil s’est réjoui, au tout départ de l’atelier, de voir que spontanément les icariennes et les icariens jouaient le jeu, sans réticences, partageaient leurs documents de travail réalisés à l’atelier et les commentaires qu’ils recevaient.

Ils comprirent vite qu’ils avaient tout à gagner à cette pratique unique dans un atelier d’écriture (et même ailleurs…).

Si vous êtes déjà icarien·ne, vous avez pu remarquer, en bas de chaque énoncé de travail, sur votre bureau, une partie ou apparaissaient des documents PDF à télécharger, fruit du travail d’autres icariens sur le même module d’apprentissage. Peut-être avez-vous déjà souvent téléchargé ce document pour vous faire une idée de comment les autres auteurs avaient pu aborder le travail demandé et les remarques qui leur avaient été faites.

Peut-être êtes-vous aussi déjà allé sur le quai des docs pour y télécharger d’autres documents (parmi le millier déjà proposé au moment où ce texte est rédigé), des documents concernant même d’autres modules d’apprentissage que celui que vous suivez !

Hé bien si vous avez pu le faire, c’est justement parce que d’autres icariens ont mis leurs travaux en partage.

Dans le respect de l’auteur·e, Phil a préféré que cette démarche ne soit pas imposée mais qu’elle relève de la décision pleine et entière de l’auteur·e du document. C’est la raison pour laquelle, après chaque étape de travail, c’est à vous de choisir si vous voulez ou non partager vos documents.

En espérant que vous aussi, auteur·e, jouiez le jeu comme les autres ! :-)