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Comment numéroter ses versions de document ?

Pour donner des numéros de versions pertinents aux documents de travail, on peut s’inspirer de l’utilisation qu’en font les développeurs informatiques qui ont recours à une numérotation assez stricte, en tout cas performante, de leurs applications.

Cette numérotation s’appuie sur trois chiffres, par exemple 12.4.356.

On peut n’indiquer pour un document que le numéro de version majeur (par exemple “v3”), ou le numéro de version majeure et de version mineure sans le numéro de “patch” (par exemple, v3.12) — notez le “v” minuscule).

Le tout premier document

Le tout premier document peut porter le numéro de version 1 mais peut aussi, si l’on souhaite suggérer un premier jet, ou une version pas encore “lisible porte ouverte” (comme le dirait Stephen King), on peut utiliser le numéro 0 (les développeurs l’utilisent pour indiquer une version encore incomplète, en développement).

Règles de changement de versions

Notons pour commencer que pour les versions majeures et mineurs, les changements sont parfois subjectifs, pas toujours évidents à déterminer.

On peut appliquer quelques règles simples pour appliquer de “bons” numéros de version.

Numérotation pour les documents d’une même version

Comme vous le savez, un projet peut comporter de nombreux documents : synopsis, pitch, structure, scénier ou scénario (pour le roman), manuscrit, continuité dialoguée, etc.

Pour les numéroter, pour pouvez adopter deux méthodes.

Vous le voyez, aucune solution n’est parfaite.

La meilleure méthode consiste peut-être à adopter une fusion des deux précédentes :

Une mesure de prudence bien pratique

Pour terminer, je ne saurais trop vous suggérer d’avoir, à la racine de votre dossier de développement, un fichier qui pourrait s’appeler “Dernieres-versions.txt”. À l’intérieur de ce fichier, vous pouvez tenir à jour le numéro de dernière version de tous vos documents du projet. Cela permet, notamment pour le manuscrit ou le script final, de toujours bien transmettre la dernière version.

Ce fichier peut ressembler à :

Pitch : v13.5.247
Synopsis complet : v4.12.300
Scénario : v8.34.199

Ou, si l’on a adopté la meilleure méthode de numérotation :

Version 3
	-Pitch : v2.3
	-Synopsis : v2.1.123
	Scénario: v3.45.8

Version 2
	Pitch : v2.3
	Synopsis : v2.1.123
	Scénario : v2.67.2

Version 1
	Pitch : v1.4.12
	Synopsis : v1.8

Noter que l’ordre est inverse, la dernière version est toujours au-dessus.

Noter les “-” qui précèdent certains documents, qui indiquent qu’ils n’ont pas “bougé” de la version précédente. Ils gardent le même numéro.

De bonnes habitudes

Une excellente habitude, si l’on veut être sûr de parler du même document avec un lecteur, un co-auteur, un producteur ou autre, est d’être très strict à partir du moment où le document doit “sortir” de son bureau de travail.

C’est le cas par exemple d’un manuscrit ou d’un scénario. Imaginons un… scénario pour montrer les bonnes habitudes.

Imaginons que j’aie achevé mon manuscrit de roman et qu’il porte le numéro de la version v5.2.

… et ainsi de suite, avec la certitude que la dernière version — celle qui a le numéro le plus élevé — est toujours la dernière.