L’inachevé n’est rien.

L’inachevé n’est rien.

Henri-Frédéric AMIEL (Journal intime, 10 février 1846)

Comment je la comprends

Affirmation quelque peu radicale mais qui trouve son fondement dans le fait que l’œuvre atteint réellement sa forme lorsqu’elle touche à l’achèvement, à l’aboutissement, lorsqu’elle est parvenue jusqu’au bout de sa croissance.

C’est une façon tout aussi radicale d’encourager l’apprenti(e)-artiste à fournir ce qui reste les plus durs efforts créatifs : les tout derniers pas qui mènent à l’achèvement.

Paul Valéry se montrera tout aussi radical quelques années plus tard dans une de ses citations que je vous laisse trouver ici.

N’en demeure pas moins que les œuvres inachevées ont quelquefois un charme que n’ont pas leurs consœurs achevées, un goût singulier de tragique qui dépasse les mots, les couleurs et les notes.

Enfin, on pourrait aussi voir dans cette affirmation le raz-le-bol d’un auteur de se faire aborder trop souvent par des gens prétendant avoir écrit un roman sans l’avoir terminé

Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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