Car le mot, qu’on le sache, est un être vivant.
Victor HUGO (Les Contemplations (1856))
Comme je la comprends
Dans son poème, Hugo parle en réalité des mots, de leur aspect protéiforme, de leur capacité à prendre toutes les formes, à remplir toutes les fonctions, à produire tous les états.
On pourrait entendre cette affirmation au niveau de l’étymologie, de l’évolution du mot dans le temps, qui comme un être vivant subit de lentes mutations, des modifications d’organe, des extinctions d’espèce et des naissances.
Mais on peut entendre aussi cette précision du poète au niveau du simple mot dans la phrase, du simple mot dans le texte. Ce mot qui peut changer subtilement de couleur, de force, de sens, suivant le contexte dans lequel il se trouve. Il suffit parfois de modifier une virgule pour voir ce mot prendre un tout autre aspect, de la même manière qu’une humeur changeante peut modifier le visage d’un être vivant, d’un être humain.
Et vous ? Comment la comprenez-vous ?
Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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