Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

Nicolas BOILEAU-DESPRÉAUX (L’Art poétique (1674))

Comment je la comprends

Une affirmation qu’on ne cesse de répéter aux apprenties autrices et apprentis auteurs.

Dans un récit, il ne suffit pas qu’un évènement soit vrai — comprendre : qu’il soit arrivé dans la vie de l’autrice ou l’auteur, ou qu’on lui ait raconté — pour qu’il paraisse vrai dans l’histoire, c’est-à-dire vraisemblable.

Imaginons que dans la vie, l’auteur se soit retrouvé dans une situation financièrement catastrophique, affamé, presque à la rue, au bord du gouffre, à deux doigts de faire n’importe quoi. Et là, il est tombé dans la rue sur un portefeuille contenant 4000 euros.

Cela peut lui être arrivé, c’est vrai. Mais s’il transpose cette anecdote dans une histoire racontée, jamais elle ne paraitra vraisemblable (en tout cas sans les préparations indispensables). On n’y verra qu’un immense et regrettable deus ex machina, une facilité venue tout arranger. Tout le contraire, donc, de ce qui se passe réellement dans une histoire.

Notez l’invention géniale du label « histoire vraie », au cinéma particulièrement, pour nous faire avaler n’importe quelle couleuvre. 😉

Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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