Entre deux mots, il faut choisir le moindre.

Entre deux mots, il faut choisir le moindre.

Paul VALÉRY (Tel Quel (1941))

Comment je la comprends

Valéry fait ici, bien entendu, un jeu de « maux ». Il faut toujours opter pour le moindre mal, pour ce qui va causer le moins de dégât.

Mais concernant les « mots », la leçon est plus profonde. Elle est reliée au principe du plus grand effet pour le plus petit évènement. L’artiste véritable a compris que plus il voulait produire un effet important sur son auditoire ou son lecteur/sa lectrice, plus il ou elle devait chercher l’évènement le plus petit, l’incident le plus anodin.

Au niveau de la littérature et des mots, cet incident le plus anodin, c’est le mot le moindre, le plus simple, le plus évident. Dans un contexte bien conçu, écrire « Elle pleure » (évènement, moindre mot) sera mille fois plus émouvant (effet) que d’écrire « Elle se mit à verser des larmes ».

Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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