Prenez garde qu’il peut y avoir une servitude aussi de la liberté, comme il y a une servitude de la malice et de la contradiction.

Prenez garde qu’il peut y avoir une servitude aussi de la liberté, comme il y a une servitude de la malice et de la contradiction.

SAINT-JOHN PERSE (Correspondance, à Jean Paulhan, 3 mai 1949)

Comment je la comprends

Saint-John Perse, comme Simone de Beauvoir, nous met en garde contre l’illusion de la liberté, la ramenant à un comportement duquel on finit, à trop vouloir l’adopter, par devenir le prisonnier ; exactement comme peut l’être celui qui veut toujours se montrer malicieux ou celui qui veut toujours contredire.

En d’autres termes, il faut se méfier de tous les comportements un peu faux que l’on peut adopter.

Au niveau de l’écriture, et de la création en général, vouloir trop revendiquer de liberté risque de finir par enfermer le créateur dans une recherche éperdue et frivole.

Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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