Ce qui est le meilleur dans le nouveau est ce qui répond à un désir ancien.

Ce qui est le meilleur dans le nouveau est ce qui répond à un désir ancien.

Paul VALÉRY (Mauvaises pensées et autres)

Comment je la comprends

Par cette citation, Paul Valéry distingue deux formes de nouveautés. La « pure » nouveauté qui vient de nulle part et la nouveauté qui trouve son origine dans le passé.

Prenons un exemple trivial pour l’illustrer : la machine à laver. Lorsqu’elle est inventée, c’est une nouveauté, mais une nouveauté qui répond à un besoin — donc un désir — ancien : celui de ne plus passer des heures à frotter son linge dans un lavoir.

A contrario, on voit tous les jours de « nouvelles nouveautés » qui tombent du ciel et s’imposent sans nécessité avec la mode du moment, et seront oubliées aussitôt la mode passée.

Au niveau de la création, Valéry nous encourage par cette citation à ne pas vouloir céder trop facilement au nouveau, à ne pas faire du nouveau pour du nouveau. Ce nouveau, s’il doit être utilisé dans une histoire, doit répondre à ce désir ancien dont il est question ici.

Et c’est aussi vrai pour la conception de l’histoire elle-même : cette citation nous invite à ne pas céder trop vite aux découvertes soi-disant miraculeuses des gourous en écriture qui nous arrivent tous les ans. Et il faut savoir distinguer la « découverte » qui n’est que poudre aux yeux de celle qui, découlant d’un désir ou d’un besoin ancien, peut vraiment seconder l’auteur.

Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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