La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d’en souffrir.

La manière la plus profonde de sentir quelque chose est d’en souffrir.

Gustave FLAUBERT (Carnets)

Comment je la comprends

Tous les mots, bien entendu, sont toujours essentiels dans une citation et en oublier un seul peut conduire à une interprétation erronée.

Ici, Flaubert parle de profondeur de sentiment, pas seulement de sentir. Bien évidemment, on n’est pas obligé de souffrir pour sentir quelque chose, bien sûr que l’on peut sentir sans éprouver la moindre souffrance. Mais la souffrance, nous dit l’auteur, est une manière très profonde de sentir les choses. Quand nous souffrons de ces choses, nous les sentons profondément, la souffrance est une porte qui nous permet de pénétrer au cœur de ces choses.

Pensons à l’amour : n’est-ce pas le moment où la personne chère nous fait souffrir — de son absence par exemple — que nous éprouvons le plus profondément notre amour pour elle ? N’est-ce pas un des moments où l’on sent le plus fort, le plus profondément, notre amour ? (en tout cas quand on est un homme, peut-être les femmes ressentent-elles les choses différemment, elles connaissent mieux l’amour que nous).

Au niveau de l’écriture, de la narration, il est tout aussi possible d’atteindre cette profondeur : il suffit de parler de ce qui nous fait souffrir, de ce qui nous affecte. Jamais on n’atteindra la même profondeur dans ce qui nous procure de la joie ou du plaisir. Ce pourra être aussi bon, mais ce ne sera jamais aussi profond.

Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *