Il semble, pour un écrivain, que chaque page qu’il écrit doive être pour lui une nouvelle leçon dans l’art d’écrire.
Paul LÉAUTAUD (Propos d’un jour)
Comment je la comprends
Paraphrase très concrète du fameux « C’est en forgeant qu’on devient forgeron »…
La chose étonnante, ici, étant quand même l’hésitation, la volonté de ne pas faire une affirmation péremptoire. On se doit de la comparer à son homologue définitive :
Pour un écrivain, chaque page qu’il écrit est une nouvelle leçon dans l’art d’écrire.
(péremptoirisation de la précédente)
On peut mesurer, et méditer, à la différence des deux expressions, comme une déception ou un regret dans l’ajout du « doive », comme si la citation, au fond, voulait exprimer : « c’est quand même terrible qu’on ne soit jamais capable de savoir écrire une bonne fois pour toutes, qu’il faille toujours qu’on soit obligé d’apprendre de nouvelles choses à chaque page nouvelle qu’on produit. Cela ne finira-t-il donc jamais ? »
Et vous ? Comment la comprenez-vous ?
Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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