Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Nicolas BOILEAU-DESPRÉAUX (L’Art poétique (1674))
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Comment je la comprends
Un nouvel aphorisme de Nicolas Boileau tiré de son très inspiré L’art poétique. Celui-là est très connu. Il affirme qu’une chose que l’on conçoit bien — c’est-à-dire une chose que l’on comprend bien, dont on a une vision claire — peut s’exprimer de façon claire, intelligible, compréhensible.
Mais il n’est pas toujours évident, dans le monde de la création, de la narration, de savoir si nous concevons suffisamment bien une idée, un évènement, une histoire.
Alors Boileau nous offre par sa deuxième proposition une sorte de thermomètre : le fait que les mots viennent aisément est un signe que nous savons suffisamment bien ce que nous voulons dire. À l’inverse, si ces mots viennent difficilement, plutôt que de les forcer, nous devons chercher à mieux comprendre ce que nous voulons dire.
Et vous ? Comment la comprenez-vous ?
Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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