Une histoire est un mensonge où tout est vrai

Une histoire est un mensonge où tout est vrai. Et réciproquement : une histoire se doit d’être une vérité où pourtant tout est faux.

Ph. Perret (Collection Narration)

Comment je la comprends

C’est un des grands paradoxes de l’écriture et de la conception des récits. Une fiction raconte une histoire qui n’existe pas — même lorsqu’elle s’inspire de faits réels —, c’est parfois une totale invention et pourtant elle doit paraitre vrai, même lorsque tout y est faux.

Plus fort encore, elle doit même le paraitre lorsqu’il est patent que tout y est faux, quand, par exemple, les animaux se mettent à parler notre langue, quand les objets, des théières, se mettent à danser ou encore lorsque des hommes et des femmes comme vous et moi possèdent des pouvoirs extraordinaires.

Et pourtant, malgré ces invraisemblances qui font appel à ce que l’on désigne par la suspension de l’incrédulité du lecteur ou du spectateur, il est indispensable de faire du faux vrai pour maintenir l’illusion de vérité.

Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

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