Catégorie : leçons des citations

  • L’homme qui ne tente rien ne se trompe qu’une fois.

    L’homme qui ne tente rien ne se trompe qu’une fois.

    LAO TSEU

    Comment je la comprends

    Paraphrase du « Et ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. » de Théodore De Banville qui est elle-même une re-formulation d’un vieux proverbe français, cette affirmation de Lao Tseu témoigne de la pertinence de sa pensée. Car elle n’oublie pas d’affirmer que ne rien tenter est la première des erreurs que l’on peut commettre et donc la seule de celui qui ne fait rien.

    C’est un encouragement à accepter ses erreurs lorsque l’on se lance dans une entreprise, quelle qu’elle soit. Écrire un film, un scénario, écrire un roman, en est une. Lorsque l’on décide d’écrire, de créer, il faut oublier le mauvais comportement inculqué par l’école, et accepter ses erreurs comme des effets naturels de ses actions. Progresser, avancer, réussir, n’est qu’une succession d’erreurs qui ont été corrigées.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

    Et vous, comment comprenez-vous cette citation et en quoi peut-elle aider dans notre écriture ? Vous pouvez me le dire en commentaire.

  • Le hasard est le plus grand romancier du monde : pour être fécond, il n’y a qu’à l’étudier.

    Le hasard est le plus grand romancier du monde : pour être fécond, il n’y a qu’à l’étudier.

    Honoré de BALZAC (La Comédie humaine)

    Comment je la comprends

    Balzac nous donne ici une leçon d’imagination, nous invitant à observer les effets du hasard dans la vie pour être fécond, c’est-à-dire pour trouver des idées.

    Il est capital de noter l’emploi du verbe « étudier » et non pas l’emploi du verbe « copier » ici. Il ne s’agit en rien d’imiter dans une histoire les hasards de la vie. Une œuvre ne supporte pas ces hasards — qu’on appelle deus ex machina — et ils ne doivent servir à l’inspiration qu’en tant qu’objets d’étude.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • Le pédagogue n’a rien à donner.

    Le pédagogue n’a rien à donner. L’or qu’il découvre chez ceux qui l’écoutent n’est pas le sien.

    Phil (Collection Narration)

    Comment je la comprends

    Cette citation signifie que ni le talent ni le génie ne peuvent être apportés par le pédagogue, aussi compétent soit-il.

    On peut transformer un auteur ou une autrice maladroite en autrice ou auteur habile, on peut apprendre à quelqu’un ou quelqu’une sans aptitude pour la narration à concevoir une histoire honorable, mais en aucun cas on ne peut faire d’alchimie : on ne pourra jamais transformer en or une sensibilité ou une imagination de fer.

    Tout le mérite revient toujours à l’artiste lui-même ou elle-même.

    Le pédagogue n’est qu’un accélérateur, un catalyseur.

    Mais ça n’est pas pour ça qu’il faut l’oublier… comme le font tant d’ingrats.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • Un état bien dangereux : croire comprendre.

    Un état bien dangereux : croire comprendre.

    Paul VALÉRY (Choses tues (1930))

    Comment je la comprends

    Comme c’est vrai ! Et c’est peut-être d’autant plus vrai dans les domaines de l’art, où le fait de comprendre risque d’oblitérer le fait que l’on ne se trouve pas dans le domaine de la raison mais dans celui des idées, des sensations et des émotions.

    Croire comprendre, en art, revient souvent à figer les choses, à les limiter et les restreindre à une seule expression au lieu de mille.

    Il ne faut rien comprendre, et toujours tout interroger.

    Savez-vous que le nom « Icare » pour ce site découle justement de cette même croyance ?

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage.

    Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage.
    Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.
    Polissez-le sans cesse et le repolissez.
    Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

    Nicolas BOILEAU-DESPRÉAUX (L’art poétique (1669-1674))

    Comment je la comprends

    Est-il vraiment nécessaire d’expliciter cette citation bien connue de Boileau-Despréaux ?

    Peut-être juste une remarque sur l’étrange « Hâtez-vous lentement », qui n’est en fait qu’une mise en garde sur le fait qu’il faut retourner au travail sans attendre, mais ne pas se précipiter. Il ne faut pas remettre à plus tard, il ne faut pas procrastiner, mais il convient de le faire sans trop empressement. Arriver au bout de l’œuvre est un travail de longue haleine et il ne faut surtout pas être trop pressé d’arriver au but.

    Il m’arrive aussi, souvent, de dire « Prenez le temps d’aller vite. »

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • Ne crois pas que tu t’es trompé de route, quand tu n’es pas allé assez loin.

    Ne crois pas que tu t’es trompé de route, quand tu n’es pas allé assez loin.

    Claude AVELINE (Avec toi-même)

    Comment je la comprends

    Aveline nous invite à ne pas nous arrêter trop tôt, il nous indique que ce que nous devons ou voulons trouver n’apparait pas immédiatement, qu’il faut parfois aller jusqu’au bout de la recherche pour découvrir enfin ce que nous espérions trouver.

    Il nous enseigne que tant que l’on n’est pas arrivé au bout du chemin, tout au bout, il est impossible de savoir si l’on s’est trompé ou non. Ce sont les derniers mètres et seulement les derniers mètres qui révèlent le trésor.

    Aussi bien, il faut savoir écouter sa conviction profonde, qui nous dit, même lorsque rien n’apparait de ce que l’on espérait, que nous creusons dans la bonne direction et qu’il y a quelque chose à découvrir là-bas.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • La vie est faite d’illusions.

    La vie est faite d’illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité.

    Jacques AUDIBERTI (L’Effet Glapion (1959))

    Comment je la comprends

    Très jolie affirmation qui ne peut qu’inciter à croire en ses rêves. Puisque la réalité n’est constituée que d’illusions qui ont réussi, alors pourquoi les nôtres ne réussiraient-elles pas ? Parce qu’elles sont trop naïves ?…

    Mais ne faut-il pas une grande naïveté et de grandes illusions pour croire qu’on puisse voler un jour ? pour croire que l’on puisse appuyer sur un bouton pour éclairer un lieu ? pour croire que l’on puisse capturer le mouvement et la couleur dans un film ? pour croire que nous puissions être mondialement connectés par le biais d’un simple téléphone ? et tant d’autres illusions tellement naïves ?…

    Aussi, se faire des illusions est la meilleure et la plus belle façon de construire son avenir, notre réalité de demain.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • Longtemps, l’histoire se connait mieux qu’on ne la connait soi-même.

    Longtemps, l’histoire se connait mieux qu’on ne la connait soi-même.

    Phil (La Collection Narration)

    Comment je la comprends

    C’est effectivement une conviction que j’ai que nous ne sommes que les rapporteurs, les messagers, de notre inconscient — qu’on peut appeler « imaginaire » — et que cet inconscient connait l’histoire déjà dans son intégralité lorsqu’il ne nous en montre qu’une minuscule partie par le trou de la serrure — lorsque l’on croit en avoir l’idée.

    Nous n’avons plus ensuite qu’à interroger cet inconscient pour qu’il nous livre l’histoire jusqu’à son dénouement.

    En réalité, il ne la connait peut-être pas si bien que ça, mais va pouvoir la construire savamment si nous l’interrogeons bien.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • Ce que l’homme redoute le plus, c’est ce qui lui convient.

    Ce que l’homme redoute le plus, c’est ce qui lui convient.

    Henri-Frédéric AMIEL (Doute)

    Comment je la comprends

    Par cette affirmation, Amiel exprime le fait que très souvent on refuse et on a peur de ce qui serait pourtant bon et le meilleur pour nous.

    En ce qui concerne l’apprentissage, c’est presque une évidence : on va rarement travailler sérieusement du côté des choses qui pourtant nous feraient le plus progresser. On redoute de travailler sur la structure alors que c’est ce qui nous ferait le plus grand bien. On redoute de travailler sur les personnages alors que c’est là qu’on a une faiblesse.

    Ce que j’ai pu remarquer en tout cas, en tant que coach d’écriture, c’est que très souvent l’autrice ou l’auteur pensait justement être forte ou fort dans ce qu’elle ou il avait de plus faible.

    Ça pourrait surprendre, mais c’est pourtant très logique : lorsque l’on est faible en structure par exemple, on est faible aussi pour juger les structures, les siennes et celles des autres. Donc, en ne ressentant pas de problèmes particuliers sur les siennes, on va les penser bonne. On va donc penser être bon dans ce que l’on connait le moins, exactement là où l’on a une déficience.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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  • Je ne sais ce que c’est que vouloir sans faire.

    Je ne sais ce que c’est que vouloir sans faire.

    Emile-Auguste Chartier, dit ALAIN (Entretiens au bord de la mer (1931))

    Comment je la comprends

    C’est un aveu que devrait entendre ces personnes, trop nombreuses, qui rêvent d’avoir écrit un roman ou un film. Ils rêvent de l’avoir fait, de le tenir entre leurs mains ou de le voir sur un écran, ils veulent pouvoir dire « J’ai écrit un roman », ou « J’ai écrit un film », mais c’est en réalité tout ce qui les intéresse : ils ne veulent pas le faire, ils veulent pouvoir dire qu’ils l’ont fait.

    Bien entendu, ceux-là n’arrivent à rien, jamais. Car ce n’est pas vouloir qui est important, c’est faire. Écrire un roman, écrire un film, ça n’est pas « vouloir l’avoir écrit », c’est l’écrire véritablement.

    Alain affirme ainsi comment sa volonté d’artiste — ou même d’humain ou d’humaine simplement — se met en action dès qu’il veut quelque chose.

    Il ne laisse jamais le rêve ne demeurer qu’un rêve.

    Et vous ? Comment la comprenez-vous ?

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